Face aux enjeux climatiques et aux réglementations ESG, l’industrie des outils de nettoyage se tourne vers une innovation plus durable. Selon l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), les brevets axés sur les technologies environnementales ont fortement augmenté. En 2026, plus de 45 % des nouveaux brevets liés aux outils de nettoyage concerneront des matériaux biosourcés et des solutions écologiques.
Les données de l’OMPI montrent une croissance importante des brevets dans les domaines de l’efficacité énergétique, des matériaux écologiques et de la réduction des polluants. Selon GEP Research, les brevets de design écologique dans les outils de nettoyage progressent de 12,3 % par an. Cette tendance reflète un virage industriel vers des produits recyclables, biodégradables et à faible impact environnemental.
Les matériaux biosourcés, issus de ressources naturelles renouvelables comme l’amidon, la cellulose ou les fibres végétales, remplacent progressivement les plastiques pétrochimiques. Incopat et Cefic soulignent une augmentation des brevets pour des plastiques biosourcés et des tensioactifs naturels comme les rhamnolipides. Ces technologies favorisent la biodégradabilité, limitent les microplastiques et améliorent la sécurité sanitaire.
Les normes environnementales renforcent l’innovation. L’Union européenne avec RoHS 3.0, la Chine avec ses politiques de fabrication verte et les États-Unis via l’économie circulaire, exigent des matériaux recyclables, non toxiques et biosourcés. Ces politiques stimulent l’activité de dépôt de brevets liés à l’environnement et aux processus durables.
Les clusters de brevets mondiaux montrent que les technologies biosourcées dominent l’innovation en nettoyage. Plus de 45 % des brevets déposés depuis 2018 concernent des formulations écologiques ou des composants biodégradables. Les leaders en dépôts sont la Chine, les États-Unis, le Japon et l’Allemagne. L’EPO confirme une montée des innovations durables dépassant d’autres domaines.
Tensioactifs naturels : issus de fermentation (ex. rhamnolipides), ils remplacent les agents chimiques.
Plastiques biosourcés pour balais, boîtiers et serpillières : ECOVACS et Roborock déposent des brevets sur des structures compostables.
Procédés industriels verts : économies d’énergie, extraction sans solvants, cycles fermés de production.
Les innovations biosourcées sont de plus en plus intégrées au marché. Les rapports de Cefic et Bio-based +100 montrent leur adoption dans l’emballage, le textile et le nettoyage. Les labels écologiques et les indicateurs carbone renforcent la crédibilité auprès des consommateurs.
Les brevets environnementaux deviennent essentiels à la compétitivité. Avec la montée des exigences de durabilité, les entreprises investissent dans des alternatives brevetées. Les portefeuilles biosourcés améliorent l’image de marque, ouvrent des opportunités de licences et assurent une viabilité à long terme.
D’ici 2026, l’innovation dans le nettoyage reposera sur la chimie verte, les ressources renouvelables et l’économie circulaire. Les écosystèmes de brevets se consolideront, avec une coordination croissante via l’OMPI et l’EPO vers des standards mondiaux.
Avec plus de 45 % des brevets de nettoyage axés sur les matériaux biosourcés, 2026 marquera une transition historique. Réglementations, marchés et urgences écologiques convergent vers une innovation durable incontournable. Le paysage des brevets traduit cet élan vert – la technologie pour la planète devient un impératif.